La pol

Nakodjé désigne le potager, l’endroit où l’on cultive les différents ingrédients nécessaires à la vie quotidienne. Leur premier album « Nakodjé » est né d’une rencontre entre deux ventistes, aussi différents que le maître flûtiste guinéen Mohamed Saîdou Sow et le saxophoniste flûtiste américain Thomas Vahle. Deux années de recherche (1995-1996), d’échange et de partage, ont permis aux deux hommes de semer la graine Nakodjé dans le jardin musical dakarois (Sénégal).

 

Attirés par l’expérience en gestation, de talentueux musiciens en activité dans la capital sénégalaise sont ensuite venus fertiliser le sol dans lequel germait Nakodjé. Bien que Saïdou Sow ait repris sa route de nomade, les « jardiniers du son » Gaby, Malick, Lamine, Babacar, Ndakhté et Thomas sont parvenus à faire éclore ce bouquet de rythmes et de mélodies.

 

Symbiose des styles, fusion des genres, espace de créations et d’expérimentations musicales, l’univers de Nakodjé s’ouvre au monde..

Les instruments

La flûte et les « Làlà » (castagnettes) du Fouta Djallon, peu habituées à descendre des vertes collines de leur région d’origine, rencontrent ici un complice privilégié: le « kalimba » venu d’Afrique centrale. 

Cette première rencontre à priori atypique, ne pouvait que susciter la curiosité du « balafon », qu’il soit mandingue (Mali-Guinée) ou sénoufo (Burkina-Côte d’Ivoire) et des calebasses du fleuve Sénégal ainsi que le « bougarabou » de Casamance et les « djembés » qui rejoignirent bientôt les deux compères. 

Un rassemblement si original d’instruments traditionnels et acoustiques, issus des campagnes d’Afrique, qu’il ne manqua pas d’attirer l’attention de leur « cousins » électriques et mécaniques qui font vibrer les villes. Ainsi, bien qu’hésitants au départ, saxophone, basse et batterie, ont fini par rejoindre l’ensemble pour constituer l’ambiance sonore du groupe Nakodjé.

NAKODJE
L'histoire Africaine

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