BIOGRAPHIE

Parcours musical de Thomas VAHLE, ses sources à aujourd'hui...

Depuis mon enfance, ma fascination pour l'Afrique n'a cessé de m’envahir l'esprit.  Une fois mes études formelles terminées, je suis allé au Maroc en travaillant pour un organisme humanitaire (le Corps de la Paix des USA) en tant qu'enseignant.  Peu après mon arrivé en Afrique du Nord, j'ai compris que ce merveilleux continent avait bien plus à m'apprendre que le contraire.

Ma première affectation dans la région du Rif m'a permis d'entendre la flûte « ney » joué par des bergers soufi.  Très ému, j'ai commencé à apprendre le « ney » et approfondir mes connaissances des divers styles de musique traditionnels marocains.  Les deux ans suivant, j'ai joué dans l'orchestre "El manar" à Casablanca, qui mélangeait different styles de musique traditionnel, notamment ce des Gnawas, et du jazz.

Trois ans au Maroc m'ont donné encore plus envie de découvrir d'autre musiques en pays Africaines. Cependant une autre passion pour le jazz m'a fait venir en France, pays de métissage et échange culturel, où j'ai étudié au seins du Jazz Action Montpellier pendant trois ans.  Ici mon séjour a été marqué par le passage dans des formations musicales aussi varié que "le big band du JAM", "Kunta Kinté" et "Nouas" parmi d'autres (voir p. 1 Parcours).  Mais ce n'était pas sur scène que mon prochain déclic est venu; en fait, mon destin s'est basculé une fois encore vers l'Afrique lors d'un spectacle de plusieurs groupes de musique purement traditionnelle nommé "Africa Oyé".  Dans ce dernier, une formation de flûtiste peule du Fouta Djallon (Guinea) a réussi d'ouvrir mon esprit comme si elle avait la bonne combinaison pour ouvrir un coffre de trésor.  A partir de ce jour-là, ma décision était prise de retourner en Afrique à tout prix avec un seul objectif: apprendre à jouer cette flûte peul!

Mon départ de Montpellier, ville où mon train de vie était très agréable, et mon arrivé au Sénégal étaient  très difficile, mais après quelque mois d'adaptation j'ai rencontré le maitre flûtiste Mohamed Saidou Sow qui a assuré tout mon apprentissage durant cinq ans.  Cette rencontre a été certainement une des plus importante de ma vie professionnelle et a changé pour toujours ma vision de la musique.  Plusieurs voyage avec ce flûtiste, notamment à son village natal en Guinea nommé NAKODJÉ m'a donné une très solide formation, et surtout l'envie de fonder un groupe avec la flûte peule comme pièce centrale.

De retour à Dakar ce rêve allait se concrétiser avec le groupe qui porte le même nom que le village du maitre et a comme objectif de revaloriser le patrimoine africain.  Notre but était de jouer des instruments traditionels dans un contexte moderne pour qu'ils soient estimés au même rang que les instruments modernes qui dominent les scènes urbaines musicales à travers l'Afrique. Et ce même groupe a remporté le premier prix d'Afrique en Créations en 1998 peu après la sortie du cd, titré "Nakodjé", sur le marché international distribué par « Harmonia Mundie ». (voir dossier)

Avant la création de mon propre groupe musical, j'ai aussi collaboré avec d'autres artistes sénégalais, comme Cheikh Lô qui n'était pas connu à cette époque en dehors du Sénégal.  Nous avons travaillé intensément à deux pendant un ans sur une maquette qui est devenu le cd "Né la Thiasse" qui a connu un réel succès mondial.  Ce dernier a aussi gagné des prix pour meilleur album de la "world  musique".

Ma deuxième collaboration avec un groupe déjà en existence à Dakar était avec "Les Frères Guissé" qui ont été, après mon arrivé dans le groupe, les seuls sélectionnés parmi un grand nombre de groupe Sénégalais, pour représenter le Sénégal au prestigieux festival du MASA en Abidjan en 1996.  Mon expérience avec eux  s'est étendu sur deux sorties de cassettes au Sénégal et une proposition d'Island records pour une production internationale.